Catégorie : Chavaly

  • Les 4 saisons du potager

    Les 4 saisons du potager

    Ici, la saison commence tard.
    Nous sommes à 870 mètres d’altitude et il n’est pas rare que la température descende sous zéro au petit matin. Alors on attend patiemment la fin des Saints de glace.

    Mai 25

    Les côtes de bette de l’année passée ont repris et sont magnifiques.
    Je finis pourtant par les déterrer pour agrandir le jardin et préparer la terre au motoculteur.

    Le motoculteur, justement… je n’ose pas encore vraiment m’en servir seule : c’est costaud à démarrer et à diriger.

    J’installe les barrières à limaces et l’arrosage goutte à goutte.

    Les plantons, eux, ne survivront pas vraiment cette année… peut-être à cause des allers-retours de ma vie nomade entre la France et la Suisse. Heureusement, on peut toujours en racheter.

    Juin 25

    Incroyable comme tout pousse vite.
    Les pois mange-tout escaladent le grillage et un minuscule chou romanesco pointe le bout de son nez.

    Juillet 25

    Mi-juillet arrivent les premières récoltes.

    Les courgettes seront abondantes tout l’été : certaines atteignent presque 60 cm et 2 kilos, délicieuses aussi bien crues que cuites. Chaque matin, de nouvelles fleurs s’ouvrent, aussitôt visitées par de gros bourdons.

    Août 25

    C’est l’apothéose du jardin.

    Les courges colonisent leur espace et grandissent presque à vue d’œil.
    Le maïs et les roses trémières s’élèvent vers le ciel, tandis que les fenouils et les côtes de bette semblent souffrir un peu de la chaleur.

    Chaque récolte apporte une joie immense et une saveur impossible à retrouver ailleurs.

    Septembre 25

    Les feuilles commencent déjà à jaunir pendant que mûrissent les tomates cerises et les physalis.

    Les carottes, elles, ne sont pas pressées de grossir.
    Il y a un temps pour tout.

    Après trois essais de semis, un seul haricot pousse finalement : une toute petite tige fragile… alors que l’année passée, c’était l’abondance.

    Octobre 25

    Au final : cinq belles courges délicieuses.

    Et enfin les carottes… ainsi que quelques poireaux encore bien maigres.

    Novembre 25

    Mi-novembre, je récolte ce que je peux avant les premières neiges, arrivées cette année dès le 25 novembre.

    De Décembre 25 à Mars 26

    C’est le repos… je déterre quelques poireaux de temps en temps. Les tiges servent de perchoir au Rouge-gorge.

    C’est le repos du jardin.

    Je vais parfois déterrer quelques poireaux sous le froid, pendant que les tiges sèches servent de perchoir au rouge-gorge.

    Avril 26

    Une année s’est écoulée.

    Cette fois, ce sont les coquelicots qui réapparaissent spontanément, et la rose trémière semble avoir trouvé sa place.

  • Le retour des fleurs

    Le retour des fleurs

    En avril, quelle joie: Une tulipe, dont j’ai préservé les feuilles durant 10 ans, refleuri à nouveau!

    En mai, les couleurs arrivent! Les arbres se parent de leur feuilles verts tendre. L’orchis de mai (Dactylorhiza majalis) que nous avons favorisée depuis 20 ans avec mon papa, recouvrent quasiment l’entier du jardin. D’abord leurs feuilles tachetées discrètes… on en voit 1 – 2… puis on s’aperçoit qu’il y en a partout: on ne sait plus ou poser les pieds… alors je crée un sentier en tondant, bien pratique pour aller au bas du jardin.

    Et puis, il y a aussi, le muguet sous la pluie, la glycine qui sent tellement bon et bien sur, le lilas blanc. Les coquelicots poilus se sont re-semer dans le potager!

    Et surprise : une orchidée rare est apparue au coin de la terrasse, une Listéra ovale (Neottia ovata) Je plante un petit bâton pour ne pas oublier qu’elle est là.

    Les arbustes que j’ai planté il y a 3 ans ont survécu à l’hiver, mais restent bien petits et fragiles en comparaison des grands arbres et de la haie qui est installée depuis 40 ans.

  • Ramonage de la cheminée

    Ramonage de la cheminée

    Et oui… chauffer au bois tout l’hiver, c’est aussi monter sur le toit au printemps pour ramoner la cheminée.

    C’était la première fois que je le faisais depuis le départ de mon papa.
    Un petit mélange d’appréhension, d’apprentissage… et de renouveau aussi.

    Cette année, j’ai investi dans de nouveaux “hérissons”, mieux
    J’ai acheté de nouveaux hérissons et une longue tige flexible, plus adaptés à la cheminée… et je me suis lancée.

    Et visiblement, ce n’était pas du luxe… plusieurs kilos de suie sont descendus.

    Les voisins, soucieux de ma sécurité, me faisaient de gentil signe depuis leur terrasse pendant que je grimpais sur le toit.
    Je dois dire que l’habitude de la hauteur avec la grimpe aide bien dans ces moments-là.

    Et une fois là-haut… la vue sur les arbres était magnifique.

  • Un couloir qui change de visage

    Un couloir qui change de visage

    Un bon coup de peinture, ça fait du bien.
    Ça éclaire et ça simplifie.

    Les anciennes tapisseries grises à bandes rouges ont accompagné toute mon enfance.
    Mais je suis heureuse de les laisser partir.

    En commençant à les arracher, mauvaise surprise : les agrafes cassent ou emportent des morceaux d’aggloméré avec elles.
    Comme souvent avec les travaux, cela prend bien plus de temps que prévu… heureusement, le mastic finit par tout rattraper.

    Et heureusement aussi que je ne suis pas seule.
    À plusieurs, le travail avance plus vite, et surtout dans une ambiance plus joyeuse — même avec moins de 10 degrés dans le couloir à cause du retour de la bise.

    Avant de repeindre, nous prenons le temps de mesurer et repérer le passage des conduites d’eau, pour de futurs travaux éventuels.

    Puis vient le moment de tout protéger au scotch… et enfin celui de voir le blanc recouvrir peu à peu les murs.

    Il faudra trois couches pour obtenir un beau résultat.

    Avant et pendant

    Après

  • L’éveil du jardin

    L’éveil du jardin

    Fin février… c’est vraiment le dernier moment pour tailler la haie.

    Les nivéoles sont déjà là.
    Chaque année depuis mon enfance, elles annoncent le printemps.
    Souvent, je les manque, car elles apparaissent alors qu’il reste presque encore de la neige.

    Début mars, vient le moment de ratisser les feuilles mortes pour laisser un peu de place au vert timide, aux primevères et aux crocus, particulièrement abondants cette année.

    Et puis finalement, vers la mi-mars… la neige est revenue.

  • Ouverture de la maison

    Ouverture de la maison

    Ce week-end, j’ai eu la grande joie d’animer le stage « Écouter la vie ».
    Pendant deux jours, nous avons pris le temps de ralentir, d’écouter plus profondément… la vie en nous, la vie autour de nous. Les partages ont été à la fois profonds, simples et pleins de légèreté.

    Le samedi soir, Philmar nous a offert un magnifique moment musical. Avec ses chants et ses instruments venus de différentes traditions du monde, il nous a emmenés dans un voyage vibrant et touchant.

    Le lendemain, il a animé l’atelier « Chanter la vie », une belle invitation à oser notre voix, à la laisser se libérer et résonner pleinement. Un moment puissant et joyeux, où chacun a pu goûter la joie de chanter librement.

    Un week-end riche en rencontres, en vibrations et en humanité… qui continue de résonner dans les cœurs.

  • Matin de neige

    Matin de neige

    Comme la neige est douce…
    Pas une trace dehors, et un timide soleil réchauffe la cuisine à travers la grande vitre.

    Au loin, le bruit de la fraiseuse.
    C’est Alain qui dégage son chemin et qui, avec grande gentillesse, passe aussi faire ma place de parking.
    “Ce n’est que deux minutes de plus”, dit-il.

  • Installation de lits à étages

    Un immense merci à mon ami qui est venu m’aider à installer deux lits à étages dans les chambres. Grâce à lui, l’espace d’accueil de la maison s’ouvre !

    Désormais, deux chambres de quatre lits sont prêtes à vous accueillir pour vos séjours.

    J’ai hâte de partager ces moments avec vous !

  • Printemps 2025 à Chavaly

    Printemps 2025 à Chavaly

    C’est le printemps… les nivéoles et crocus sont passés, laissant la place aux primevères et aux jonquilles.

    Nous sommes à 890m d’altitude, dans un vallon protégé de la bise. Ici, les feuilles commencent juste à apparaitre sur les arbres les plus précoces (fusains, ….). Pour les grands arbres, il faut encore attendre.

    Bientôt, les poiriers et le pommier fleuriront.